Dire le chaos ?

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Anne-Sophie Chazaud reprend ses analyses précises et percutantes de la situation. J’ai analysé il y a bientôt 20 ans dans mon livre Gouverner par le Bien commun l’effondrement de la société sous l’impact du relativisme, de la destruction de l’école, de l’apologie de la délinquance comme forme de révolte sociale, du rejet de la culture et de la science au profit d’un prêt à “penser” et d’une vénération niaise des “nouvelles technologies” qui produisent des crétins numériques. Je vais rééditer ce livre pour ses 20 ans car toutes ses analyses se sont révélées exactes et le résultat est même pire. Toutes les dérives analysées se sont accentuées.
Le régime Macron, produit marketing pour lequel se sont enthousiasmés les supposés “cadres supérieurs” qui ne rêvaient que de “moderniser la société française” en la détruisant, est l’apex de l’incompétence, du népotisme et du chaos. Nos rues sont transformées en coupe-gorges. Un ministre de l’intérieur lui-même a désarmé la police qui n’est priée que de réprimer les seins nus sur les plages et de faire la chasse à l’absence de port de masque, dans une comédie qui mérite bien le nom de masquarade au sens étymologique du terme sur fond de dramatisation d’un virus qui ne tue plus grand monde mais est bien commode pour mettre la population en laisse.
Anne Sophie Chazaud, face à l’effondrement de l’Etat, en appelle à chacun. C’est par les idées, la prise de conscience, la formation – y compris aux sports de combat – que nous pourrons sauver ce qui peut encore l’être et reconstruire ce qui fut un beau et grand pays détesté par ses “élites”. Nous avons produit les analyses de la situation, démontré l’ineptie du “gauchisme culturel” et cette fasçination pour la destruction. Il est maintenant l’heure de -tenter- de reconstruire.
 
CR
 
Par Anne-Sophie Chazaud
 
J’ai beaucoup hésité avant de reprendre la parole au sujet de l’actualité que nous traversons et de la situation de chaos dans laquelle se trouve notre société.
Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, il y a d’abord eu, juste après le choc du confinement qui n’en a pas fini de produire ses puissants effets désastreux non seulement économiques mais aussi psycho-sociaux, un moment d’incrédulité et de stupeur. Ensuite, il y a eu la sidération de constater le niveau de folie collective (succédant à l’hystérie mondiale au sujet du coronavirus) qui s’est emparée de la civilisation occidentale, complètement déglinguée et azimutée par les métastases de ce qui la rongeait depuis 40 ans (et que je résume souvent par «gauchisme culturel») : haine de soi, repentance délirante, communautarisme, indigénisme, racialisme, inculture crasse, désinstruction planifiée, massification de la bêtise. A tout cela s’est ajouté cet été le spectacle à la fois grotesque et tragique de l’effondrement complet de l’Etat français : le chaos s’est installé dans la rue, la culture de l’excuse (souvenez-vous des premières paroles du Garde des Sceaux sur les braves petits gars délinquants «déchirés par la vie» : sont-ils autant déchirés par la vie que Marin, handicapé à vie, ou Augustin sur son lit d’hôpital, ou Axelle démembrée ?) et la complaisance envers la racaille, qui minent idéologiquement et socialement notre pays depuis des décennies sont parvenus cet été à leur paroxysme sur fond de déliquescence généralisée des pouvoirs publics, tandis qu’on nous proposait un remaniement en forme de ballet ridicule et que l’enfant-président s’éclatait en jet-ski.
Les séquences de ces derniers jours témoignent de ce que nous sommes quelques-uns à expliquer depuis des mois voire des années : le choix de la complaisance envers la racaille (ce ne sont pas les messages ministériels en rafale de Darmatweet qui constituent une action : ceux-ci bien au contraire servent à masquer de façon clownesque la véritable inaction dont ils sont le cache-sexe) tandis qu’on réprime le peuple français : on débarque sur le lieu de travail d’un magasinier et on l’embarque parce qu’il porte son masque depuis 6h du matin juste sous le nez (il faut croire que les gendarmes n’ont que ça à faire), on déboule dans un troquet où des supporters bien sages regardent un match pour les réprimer sous couvert de mesures sanitaires (il faut croire que les forces de l’ordre n’avaient que ça à faire), mais la racaille, à quelques mètres de là est, elle, laissée complètement libre pendant de très longues minutes pour tout saccager. Le préfet à large casquette avait depuis longtemps indiqué qu’il n’était pas dans le «camp» du peuple…. On a confié les clefs de la rue à la pègre, on mâte le peuple, pendant ce temps on impose des mesures répressives et loufoques, on empêche les femmes de dorer sur la plage seins nus pendant qu’une presse collaborationniste s’indigne de ce que la supposée «fachosphère» soutient un brave petit Lyonnais, Augustin, qui s’est courageusement fait démolir par de lâches racailles, ces petits SA du système, et tandis qu’un élu qui fait honte à la République, Aurélien Taché le bien nommé, minimise l’ensauvagement et l’islamisme barbare conduisant au martyre d’une jeune fille par sa famille pour avoir été éprise d’un jeune chrétien.
Alors voilà, nous en sommes là.
Parler, dans ces conditions, est difficile voire dénué de sens véritable. Car, que n’avons-nous déjà dit ? J’ai écrit des articles sur Adrien Perez, sur Marin, sur les attaques au couteau, sur les racailles aux Champs Elysées lors de la victoire en Coupe du monde de football, sur l’incurie sécuritaire de Piolle à Grenoble, sur la stupidité des mesures de la nouvelle municipalité lyonnaise bien plus occupée par l’écriture inclusive que par la transformation de l’espace public dont elle a la charge en coupe-gorge barbare (on n’a pas oublié non plus le martyre d’Axelle au début de l’été). Que faut-il dire de plus pour que les citoyens se réveillent et cessent d’être soumis, stupides, apathiques, inaptes à se battre et à se défendre ?
C’est à chacun désormais de se prendre en main. Nous, nous avons fait le job et la réaction ne se passera pas sur les réseaux sociaux ni dans des bavardages médiatiques. Un 1er pas, peut-être, une piste : inscrivez-vous au krav-maga.
A bientôt, quand tout le monde aura fini de dormir en pensant que nos avancées culturelles et démocratiques sont acquises ad vitam aeternam : tout ce qui constitue notre civilisation est fragile et devra être défendu bec et ongles.
Dire le chaos ne va plus suffire.
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