Comprendre la pensée d'Emmanuel Macron - Site de Claude Rochet

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  • 338Cet article:
  • 2 janvier 2013Compteur activé le 7 mars 2013:

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Philosophie politique

Comprendre la pensée d’Emmanuel Macron

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J’emprunte ce billet à l’excellent économiste de la génération montante, Steve Ohana:

 

Je crois que la meilleure analyse (presciente) de l’ensemble des déclarations de Macron à l’égard du « peuple » (ceux qui ne sont rien, les fainéants, qui foutent le bordel, qui ne cherchent pas de travail, ne peuvent s’acheter un costard, sont illétrés etc.) peut être trouvée dans le livre de Christopher Lasch « La Révolte des Elites« , publié il y a plus de vingt ans.

Voici ce qu’en dit Michéa dans sa présentation de ce livre:

 

« Il fut un temps où ce qui était supposé menacer l‘ordre social et les traditions civilisatrices de la culture occidentale, c’était la révolte des masses. De nos jours, cependant, il semble bien que la principale menace provienne non des masses, mais de ceux qui sont au sommet de la hierarchie.

Profondément enracinés dans l’économie planétaire et ses technologies sophistiquées, culturellement libérales, c’est à dire « modernes », « ouvertes », voire « de gauche« , les nouvelles élites du capitalisme avancé – celles qui contrôlent le flux international de l’argent et de l’information – manifestent en effet, à mesure que leur pouvoir s’accroit et se mondialise, un mépris grandissant pour les valeurs et les vertus qui fondaient autrefois l’idéal démocratique. Enclavés dans leurs multiples réseaux au sein desquels elles nomadisent perpétuellement, elles vivent leur enfermement dans le monde humainement rétréci de l’économie comme une noble aventure cosmopolite, alors que chaque jour devient plus manifeste leur incapacité dramatique à comprendre ceux qui ne leur ressemblent pas : en premier lieu les gens ordinaires de leur propre pays.
Dans ce livre testament, Christopher Lasch a tenu à placer sa critique des nouvelles élites du capitalisme avancé sous le signe du « populisme », c’est à dire conformément au sens historique du mot, d’un combat radical pour la liberté et l’égalité mené au nom des vertus populaires. On sait à quel point, depuis quelques années, les médias officiels travaillent méthodiquement à effacer le sens originel du mot, à seul fin de pouvoir dénoncer comme « fasciste » ou « moralisateur », tous les efforts des simples gens pour maintenir une civilité démocratique minimale et s’opposer à l’emprise croissante des « experts » sur l’organisation de leur vie « 
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