L’intelligence économique en colloque à Bercy - Site de Claude Rochet

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Iconomie

L’intelligence économique en colloque à Bercy

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Publié le 17 janvier 2012 par Entreprise Numérique

Le colloque sur « l’Intelligence Economique au défi de la culture numérique », organisé en partenariat entre le CIGREF et le SCIE (Service de Coordination à l’Intelligence Economique), s’est tenu à Bercy dans l’impressionnant sanctuaire de l’économie et des finances françaises.

A l’ordre du jour, point question de « triple A », mais « d’IE », outil d’autant plus nécessaire aujourd’hui que sa finalité est d’optimiser et de veiller à la compétitivité des entreprises françaises. L’intelligence économique est une politique publique, ce que rappelle Claude Rochet (Conseiller scientifique, Directeur du laboratoire de recherche et de la formation en Intelligence Economique du SCIE) en introduction : « nous aurons une présentation croisée des pratiques, des réflexions du CIGREF du point de vue des entreprises, et de ce que fait l’Administration, notamment l’Administration des ministères économiques et financiers, voir comment nous sommes à même d’intégrer le numérique dans les pratiques d’intelligence économique… ».

Intelligence économique, une vie avant le numérique !

Après avoir évoqué « la co-évolution nécessaire entre les politiques publiques et la dynamique des entreprises pour développer de nouvelles pratiques managériales », Claude Rochet souligne : « il y a eu une vie, et une vie administrative avant le numérique ! L’administration de ce ministère, sous Colbert, avait déjà développé l’horizontalité à l’occasion du développement, en France, de la réception de la législation sur les brevets en 1474 à Venise ».

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Il ajoute : « La législation sur les brevets se développa sous l’influence de la philosophie de Francis Bacon (1561 – 1626), puis plus tard celle de Blaise Pascal (1623 -1662) en France, de Jean-Baptiste Vico (1668 – 1744) en Italie.  Cette législation va mettre l’accent sur l’importance de la gestion de la connaissance dans le développement industriel. Il y aura une politique de protection de l’invention qui se traduira par les monopoles d’exploitation, une ancêtre des brevets, octroyé par l’Académie des Sciences. Pour valider l’invention, il fallait faire travailler toutes les administrations ensemble et y associer ses partenaires scientifiques et économiques. On avait déjà inventé la collégialité, et l’intégration de l’inventeur, l’intégration de l’expert, dans le processus de validation.

Aujourd’hui, quand on nous dit d’intégrer le client final, de travailler horizontalement, c’était déjà fait à l’époque, et sans le numérique ».

Claude Rochet précise que la veille aussi se pratiquait déjà au 18ème siècle. Il cite l’exemple « des voyages métallurgiques  diligentés par le bureau du commerce de Daniel-Charles Trudaine qui, constatant le retard qu’avaient pris les mines françaises face aux mines anglaises envoya Gabriel Jars http://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Jars qui a lancé cette mode des voyages métallurgiques. Il voyageait en Angleterre, et était capable, en dix minutes, de faire la visite d’un atelier d’en faire le schéma… »

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A l’ère numérique, on va aborder « la capacité à faire des liens, la souplesse des modèles d’affaires et des organisations, comment bâtir des organisations intelligentes, comment nos nécessaires structures peuvent évoluer sachant que plus on évolue, plus on s’inclut dans ce phénomène qu’on appelle « la dépendance de sentier ». Nous sommes dépendants de notre manière d’apprendre, de notre manière d’organiser. Il faut donc toujours conjuguer l’histoire et l’innovation.

La nouvelle problématique est de « bâtir des organisations intelligentes dans le privé  et dans le public, de faire ces dynamiques comparées, qui ne sont pas les mêmes, mais qui poursuivent le même but, une complémentarité, et de cette complémentarité, une opportunité de co-évolution et d’innovation. Le thème d’action s’écrit à partir de 4 P : Partenariat Patriotique Public Privé, qui va se décliner en co-apprentissages, apprendre de nos expériences comparées ».

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