L’esprit de Vichy

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J’ai publié ce billet dans Boulevard Voltaire en octobre 2016 à propos d’une nouvelle palinodie victimaire de celui qui fait fonction de président. On nous remet ça à propos du rappel par Marine Le Pen que la France  n’était pas à la manœuvre lors de la rafle du Vel d’Hiv. C’était les autorités de « l’Etat français », régime dont les actes ont été frappés de nullité juridique à la Libération, ce qui à la base de la théorie des « actes inexistants » en droit public (des actes tellement illégitimes qu’il ne peuvent avoir d’existence légale).

Car le régime de Vichy était bien « légal » au sens juridique du terme, puisqu’il a été instauré par l’Assemblée Nationale et le Sénat réunis en Congrès, le groupe socialiste ayant voté pour l’abolition de la République et pour les pleins pouvoirs à Pétain à 71% du groupe! Seuls 80 parlementaires, de tous les bords politiques, ont voté contre.

« Le 17 juin 1940 disparaissait à Bordeaux le dernier Gouvernement régulier de la France. L’équipe mixte du défaitisme et de la trahison s’emparait du pouvoir dans un pronunciamento de panique. Une clique de politiciens tarés, d’affairistes sans honneur, de fonctionnaires arrivistes et de mauvais généraux se ruait à l’usurpation en même temps qu’à la servitude. Un vieillard de quatre-vingt-quatre ans, triste enveloppe d’une gloire passée, était hissé sur le pavois de la défaite pour endosser la capitulation et tromper le peuple stupéfait. Le lendemain naissait la France Libre

Charles de Gaulle, Le Caire, 1941

Au-delà des « socialistes » que je cite ci-dessous qui se sont vautrés dans la collaboration , on peut en ajouter bien d’autres, dont un qui est gratiné, Angelo Tasca, père de la ministre P »S » Catherine Tasca, ancien dirigeant de l’Internationale communiste, chef de file des « socialistes » ralliés à Vichy  qui participe à la création du journal l‘Effort. On pourrait continuer la liste dont Simon Epstein a fait l’inventaire détaillé.

Pour connaître la collaboration et ses hommes, je signale cette excellente reconstitution diffusée sur la chaîne Histoire. Tout y est:

https://youtu.be/Ln0RRWX2lzo

Paru dans Boulevard Voltaire

Et le PS, il va présenter ses excuses ?

Ça y est, notre Président en fin de vie, dans un ultime hoquet, une ultime – peut-être pas, hélas – opération de communication, une nouvelle larmoyance aux frais des victimes instrumentalisées dans une opération politicienne, nous fait une nouvelle fois le coup de la repentance à propos de l’internement des tsiganes par le régime de Vichy.

Il a osé déclaré que « la France [reconnaissait] la responsabilité de la République ». On sait que la décérébration du peuple français entreprise par tous nos gouvernants depuis plus de trente ans, et passée à la vitesse supérieure avec le régime actuel, fait de l’oubli de l’Histoire un axe de sa stratégie pour « intégrer la France dans la mondialisation ».

Rétablissons donc quelques vérités : la République n’est pour rien dans cette affaire, par contre le Parti « socialiste » y est pour beaucoup. La République a été abolie le 10 juillet 1940 par le Parlement grâce à un vote de 71 % des membres du groupe parlementaire socialiste, entraîné par son secrétaire général Paul Faure.

La République n’y est pour rien car tous les actes du régime de Vichy ont été déclarés « inexistants » à la Libération par le général de Gaulle, qui assurait la continuité des institutions républicaines depuis Londres, puis depuis Alger.

Mais ce qui existe toujours, c’est bien « l’esprit de Vichy ». Au soir de la victoire du « non » au référendum du 27 avril 1969 – qui a vu se réaliser une unité touchante entre extrême gauche, extrême droite et tout ce que la France compte de petits notables -, le général de Gaulle déclarait à Michel Debré :

« Eh bien voilà. Nous avons chassé l’Allemand. Nous avons résisté aux Anglo-Saxons. Nous avons réduit les communistes. Nous avons empêché l’OAS de détruire la République. Nous avons redressé la France. Nous n’avons jamais pu venir à bout de l’esprit de Vichy. C’est lui qui nous a battus aujourd’hui. »

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L’esprit de Vichy, c’est la haine de soi, c’est l’obsession rabâchée du matin au soir par France Inter et les médias subventionnés que la France n’a plus d’avenir, qu’il ne faut pas être « replié sur soi » et qu’il faut que les pauvres acceptent les sacrifices imposés par une minorité d’ultra-riches.

L’esprit de Vichy, c’est le P « S ». A-t-il l’intention de présenter ses excuses pour son vote du 10 juillet 1940, la fournée de cadres qu’il a fournis au régime de Vichy, la création de Germinal, journal collaborationniste « de gauche » en janvier 1944 par Robert Jospin (père de Lionel qui sera réintégré dans la SFIO), pour les guerres coloniales qu’il a déclenchées pour mieux les perdre, pour la destruction en cours des institutions nées du programme national de la Résistance ?

On doute que ses conseillers en communication à la recherche de nouveaux gadgets communicationnels le lui proposent

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