Propagandes, propagandes… Retour sur le Pacte Germano-soviétique de 1939 - Site de Claude Rochet

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Propagandes, propagandes… Retour sur le Pacte Germano-soviétique de 1939

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La propagande atteint des niveaux délirants de mensonge qui rappellent les plus belles heures de la guerre froide! Jacques Sapir rétablit ici quelque éléments fondamentaux d’histoire sur le Pacte Germano-sovétique de 1939, dont un plumitif, Olivier Shmitt, dans la revue atlantiste Slate, veut déduire l’équation simple Poutine = Hitler. Il n’est pas anodin que la suppression de l’enseignement de l’histoire de l’enseignement général soit aujourd’hui au programme de tous les partis du système, madame Vallaud Belkacem y apportant une sorte de point d’orgue. Ils ont raison, car les faits sont têtus. Le Pacte ne peut se comprendre que dans le contexte européen de l’époque et la politique des puissances face à Hitler. La France, sous le gouvernement de Pierre Laval, avait signé en 1935 un Pacte d’assistance mutuelle avec l’URSS qui traduisait bien la prise de conscience du péril représenté par Hitler. Mais après Munich, en 1938, il y avait de sérieuses raisons de ne plus croire à la sincérité de la signature de l’Angleterre et de la France. Staline a toujours été convaincu que l’Allemagne attaquerait la Russie. Il voyait d’autre part la politique de la Pologne, dirigée par un gouvernement d’extreme-droite qui avait signé avec Hitler un pacte de non-agression, explicitement anti-soviétique en 1934, soutenir les accords de Munich, et préparant par là la corde qui allait la pendre. Il devait en outre faire face à la menace japonaise, dont il ne sera vraiment rassuré qu’après l’attaque de Pearl Harbour, le Japon renonçant – et n’ayant plus la force – d’attaquer la Russie. 

Le Pacte, dans le cynisme des relations internationales de cette époque, se comprend et est justifié.


Cela n’exonère pas Staline pour autant. Il a gardé un souvenir amère de la guerre contre la Pologne en 1920 où il avait pris un rôle actif et où il avait échoué à prendre Varsovie. Ses erreurs de l’époque avaient été soulignées par le général Michail Toukhatchevski. Staline qui avait une mémoire d’éléphant et la rancune tenace ne l’oubliera pas. Il avait par ailleurs toujours en tête la politique impérialiste du temps de Tsars et avait des visées sur les pays baltes, perdus avec le Traité de Brest Litovsk, et cherchait à prendre une revanche sur la Pologne. Sur le plan tactique, en avançant les frontière vers l’ouest de l’URSS de 200 km (ce qui récupérait les pertes de Brest-Litovsk), l’affaire semblait bonne pour la Russie, sauf que Staline a commis de gigantesques erreurs. D’une part en décapitant l’armée rouge avec l’exécution de Toukhatchesky – l’information sur sa supposée trahison était en fait un vrai faux transmis par les Allemands aux Russes (peut être à la demande de Staline qui cherchait un prétexte pour se débarrasser de lui) via Berne et Prague dont les Allemands ont réussi à faire croire aux Russes qu’il s’agissait d’un faux, le faux devenant de ce fait un vrai… – et l’exécution de quelques 700 officiers qui vont manquer cruellement. On ne sait pas à ce jour qui a manipulé qui.

Autre erreur, il a cessé de croire à la menace allemande et n’a accordé aucune foi aux renseignements de ses services d’espionnage qui étaient les meilleurs du monde, allant même jusqu’à faire exécuter, après l’invasion, le chef des services de renseignements de l’Armée rouge, Proskourov, pour le remplacer par Golikov qui faisaient dire aux rapports ce que Staline avait envie d’y lire. Staline a donc une très lourde responsabilité dans la catastrophe en ayant refusé de croire ses services de renseignements, ce que raconte avec une grande précisions David Murphy dans son Ce que savait Staline, et en ayant affaibli l’Armée rouge qui, il le savait, n’était pas prête, comme le futur Maréchal Joukov le lui avait clairement dit. Enfin, la brutalité avec laquelle le régie soviétique s’est installé dans les pays annexés, les pays baltes notamment, ont aliéné ces populations qui ont, dans un premier temps, accueilli favorablement les Allemands.

Le livre d’Olivier Schmitt est donc ce que l’on appelle communément “une merde” qui participe de l’hystérie anti-russe des sbires de plume du système et qui n’a aucune valeur historique.

CR


par Jacques Sapir ·

Le site Slate publie une forme de publicité éditoriale pour le livre d’Olivier Schmitt Pourquoi Poutine est notre allié? Anatomie d’une passion française (Hikari Éditions, 128 pages, 9,90 euros)[1]. Ce livre, qui se veut un pamphlet (un de plus…) anti-Poutine. Compte tenu de l’orientation du site Slate on comprend que cela convient particulièrement bien à ce site. Ce livre reprend en fait les mensonges les plus éculés sur la politique soviétique et le début de la guerre de 1939-1945. Voyons un peu ce qui se cache derrière cette triste opération menée par de bien tristes sires…

L’oubli de la responsabilité polonaise

Olivier Schmitt écrit dans son livre : « Vladimir Poutine a brisé un tabou en défendant le pacte germano-soviétique d’août 1939, ou pacte Molotov-Ribbentrop, comme ayant été dans les intérêts de la Russie. Ce faisant, il signifie qu’il ne fallait pas résister à Hitler en 1939, puisque c’est ce que Staline a fait, et qu’il a eu raison de le faire[2]» Le seul petit problème est que le « pacte » germano-soviétique ne peut être analysé en dehors de son contexte, c’est à dire les accord de Munich de 1938, ou la France et l’Angleterre ont cédés à Hitler, et le jeu dangereux (et mortel) mené par le gouvernement polonais depuis le début des années trente. Ce dernier, tout en étant lié par un accord de coopération militaire avec la France, jouait directement le jeu de l’Allemagne et cela contre la « petite entente » qui constituait, à l’époque, le cœur de la politique française en Europe centrale, et qui était supposée jouer un rôle dissuasif par rapport à l’Allemagne. Il faut ici relire l’ouvrage clef de Vidal sur la coopération militaire entre la France et l’URSS dans les années 1920 et 1930[3]. J’ai d’ailleurs rendu compte de cet ouvrage dans ce carnet[4]. Certains en étaient conscient, comme l’attaché militaire français à Moscou, le colonel Mendras, qui écrivait en octobre 1934 : « Mais, aujourd’hui l’élément décisif c’est l’attitude de la Pologne du fait de sa position géographique. Ses actuels dirigeants le savent bien et ils en jouent hardiment avec ce goût congénital de l’intrigue et des combinaisons à double fond, que leur passé de conspirateurs n’a pu que développer. Je doute que jamais nous puissions compter sur eux »[5]. Dans les années 1934-1939, les dirigeants polonais adoptèrent une politique véritablement suicidaire vis-à-vis de l’Allemagne, allant jusqu’à soutenir Hitler dans son projet de démembrement de la Tchécoslovaquie. Ceci devait se solder par l’alliance entre la Pologne et l’Allemagne pour achever ce démembrement, en mars 1939.

Cependant, la décision politique avait été prise, et cela apparaît comme définitivement en 1935, de centrer la politique de défense de la France à l’est de l’Allemagne sur la Pologne[6]. La justification de cette politique se voulait géographique. L’URSS de l’époque n’ayant pas de frontière commune à l’époque avec l’Allemagne. Mais, en cantonnant le rôle de l’URSS à celui, au mieux, de « neutralité bienveillante », voire en oubliant tout simplement son rôle potentiel dans l’équilibre des forces européennes, l’armée française, sous l’influence de Pétain, prend une trajectoire aux conséquences dramatiques qu’elle paiera au prix fort en mai 1940.

Munich, et la véritable capitulation devant Hitler

La question des accords de Munich est, elle aussi, bien connue. Elle a suscité de nombreux ouvrages portant sur l’état d’esprit de la société française en 1938[7]. Dans les semaines qui précèdent cette véritable capitulation des puissances démocratiques face à l’Allemagne nazie, le problème se pose de savoir avec qui on entrera en guerre si la guerre doit être déclarée pour garantir l’intégrité de la Tchécoslovaquie. On peut discuter longuement si la France et la Grande-Bretagne avaient réellement besoin de ces accords. On sait aujourd’hui toute la dimension du bluff d’Hitler dont l’aviation n’est nullement prête, même si elle aligne des matériels plus modernes que ceux des britanniques et des français[8]. Les manœuvres de début septembre 1938 se solderont d’ailleurs par un taux incroyable d’accidents. Il ne faut pas non plus sous-estimer l’aide que l’Union soviétique était prête à apporter, en particulier par la livraison d’avions modernes (I-16) à la France.

Ceci pose la question de la puissance réelle de l’Armée Rouge. Elle était en proie aux purges meurtrières déclenchées par Staline. Mais, son niveau d’équipement n’en restait pas moins significatif, et en comparaison de celui de l’Allemagne et de celui de la France.

Tableau 1

Productions d’armes par catégorie en URSS dans le 2ème Plan quinquennal

 1933193419351936
Canons1797516448956923
Fusils241000319000220000442000
Mitrailleuses32700295002978934496
Chars et canons automoteurs**3640344030613989
Avions349336551516*3154

Source : Samuelson L., Plans for Stalin’s War Mchine – Tukhachevskii and Military-Economic Planning, 1926-1941, Macmillan, Basingstoke, 2000 ; tableau 7.8., p. 182.

* La chute de la production est liée à l’introduction de nouveaux modèles plus performants comme les chasseurs I-15, I-16 ou le bombardier SB-2.

** Les chars soviétiques de l’époque sont de bonne qualité et incluent des chars légers (T-26) des chars rapides (BT-2, BT-5 et BT-7) dont l’armement et les qualités manœuvrières sont sans égal, des chars moyens et lourds (T-28, T-35).

Il est intéressant de noter cependant qu’une certaine sous-estimation des capacités de l’Armée Rouge en France est venue non pas d’un filtre « idéologique » mais du filtre « doctrinal » des militaires français. Ainsi, le rôle potentiel des grandes unités blindées, des unités parachutistes, est-il minoré car des unités de ce type ne peuvent trouver leur place dans la doctrine militaire française de l’époque, largement inspirée par Pétain. Inversement, les militaires français plus novateurs (comme le général Loizeau ou le colonel de Gaulle) apprécient plus justement ce potentiel, en raison de leurs options doctrinales qui sont convergentes avec celles des soviétiques[9].

Il n’en reste pas moins que confronté à l’opposition absolue du gouvernement polonais d’accepter le transit de troupes soviétiques sur son territoire, les gouvernements Français et Britanniques ont cédé à Hitler. C’est un fait, et il est majeur. Quels que soient les défauts que l’on peut trouver au régime soviétique sous Staline, et ils sont nombreux, la responsabilité de l’accord de Munich pèse entièrement sur Daladier et Chamberlain.

Aveuglement idéologique

Comment dès lors peut on ignorer ces deux faits, Munich mais aussi la stupidité du gouvernement polonais (et son aveuglement) qui il s’allie avec l’Allemagne pour achever le dépeçage de la Tchécoslovaquie restante en mars 1939, quand on cherche à comprendre le « pacte » germano-soviétique ? Les accords de Munich ont convaincu Staline, dont la paranoïa suspicieuse était déjà naturellement en éveil, que les français et les britanniques ne voulaient pas la guerre contre Hitler. En Grande-Bretagne, seul Winston Churchill eut des mots forts et prémonitoires sur la guerre à venir[10].

Ceci éclaire le pacte Germano-Soviétique d’août 1939. De ce pacte, une partie est pleinement justifiée. Comprenant que les britanniques et les français ne sont pas fiables, Staline cherche à mettre l’URSS hors de danger. Une autre partie témoigne cependant des tendances impérialistes de Staline. C’est celle où il négocie en secret avec Hitler l’annexion des Pays Baltes et d’une partie de la Pologne et surtout où il fait sa politique à l’égard des Etats Baltes et son agression contre la Finlande. La question qu’il faut cependant poser est de savoir jusqu’à quel point cette dimension « impérialiste » du « pacte » est réellement séparable de la dimension qui, elle, est induite par une analyse de la situation et de son contexte et qui se trouve être justifiée.

Dans tous les cas cependant on voit quel l’on ne peut déduire du « pacte » une quelconque « alliance » entre Hitler et Staline. Ce serait allé bien trop vite en besogne. Les troupes soviétiques qui entrent en Pologne le 17 septembre 1939 ont ordre, si les troupes allemandes ne respectent pas leur « zone d’occupation » de les « balayer ». En fait, Staline sait qu’une guerre avec l’Allemagne nazie est inévitable et il cherche à ce que cette guerre ait lieu dans les meilleures conditions possibles pour l’URSS. Il espère simplement en retarder le déclenchement le plus longtemps possible pour laisser l’Allemagne s’affaiblir le plus possible dans la guerre « à l’ouest ». Il ne peut imaginer l’effondrement de la France en mai-juin 1940. Quand celui-ci survient, il en comprend les conséquences stratégiques[11].

L’interruption du programme naval du 3ème plan quinquennal en septembre 1940, une décision qui a sans doute été prise dès la fin du mois de juillet 1940, et le transfert de l’acier vers la construction de chars supplémentaires, est bien la preuve que Staline sait un affrontement inévitable. En janvier 1941 se tinrent deux « jeux de guerre » (Kriegspiel) au Kremlin, le premier du 2 au 6 janvier et le second du 7 au 14 janvier[12]. Le premier fut un jeu défensif dans lequel les forces soviétiques furent confiées au maréchal Pavlov et les forces allemandes (ou « bleues » dans la terminologie soviétique) au général G.K. Zhukov. Ce dernier, le seul général soviétique à avoir l’expérience de la guerre mécanisée à la suite de sa victoire contre les japonais à Khalkhin-Ghôl en août 1939[13], encercla les forces soviétiques et déboucha vers l’Est rapidement. Les cartes de ce premier « jeu » sont intéressantes car elles se révèlent très proches de la manœuvre faite dans la réalité par les forces allemandes. Notons déjà que, si Staline avait réellement cru en la parole d’Hitler, on ne voit pas la nécessité de ce « jeu », tenu sur son ordre, et sous sa présence, au Kremlin. Le second « jeu» avait pour but de tester une contre-offensive et vit les adversaires de hier échanger leurs camps respectifs. Zhukov, à la tête désormais des forces soviétiques non seulement stoppa l’avancée allemande mais mena une contre-offensive qui devait le mener aux portes de la Roumanie et de la Hongrie. Un troisième « jeu » se tint toujours au Kremlin au début de février 1941. Ce nouveau « jeu » testa une offensive allemande qui serait lancée depuis la région de Bobrouïsk vers Smolensk et l’important « pont de terre » entre la Dvina et le Dniepr qui commande l’accès à Moscou. Il implique donc que Staline s’était résolu à l’idée d’une pénétration en profondeur des armées allemandes sur le territoire de l’URSS. Dans ce « jeu », Zhukov appliqua une défense échelonnée pour épuiser d’abord le potentiel des divisions blindées allemandes, puis passa à une contre-offensive à partir des deux ailes. Ceci correspond au scénario qui sera appliqué à Koursk en juillet 1943. Ce « jeu » démontra la supériorité d’une bataille d’arrêt, suivie d’une contre-offensive, sur une offensive préemptive. Il démontre qu’à cette date on ne peut plus douter du sérieux avec lequel la possibilité d’une attaque allemande était envisagée.

Mais Staline est resté persuadé que la guerre n’éclatera pas avant 1942 ou 1943, en quoi il se trompe gravement. Dans l’atmosphère de terreur et de suspicion qui règne au Kremlin, cela suffit à discréditer les informations qui remontent dès mars-avril 1941 sur les préparatifs allemands. L’Armée Rouge était au milieu de ce que l’historien militaire américain David Glantz a appelé une « crise institutionnelle [14], à laquelle vint s’ajouter lors de l’attaque la perte des transmissions avec les échelons avancés. Ce fut, en effet, l’une des principales raisons de la confusion qui régna dans les premiers jours de l’attaque à Moscou. Ajoutons cependant que Staline acquiesça aux demandes de Zhukov du mois d’avril et de mai 1941[15], à l’exception de la mise en alerte des districts frontaliers jugée comme pouvant apparaître comme une « provocation » par les Allemands. Ceci est parfaitement contradictoire avec le mythe selon lequel Staline aurait cru jusque aux dernières heures en la parole de Hitler.

Olivier Schmitt reprend donc à son compte les mythes les plus éculés sur l’origine de la seconde guerre mondiale. En cela, il fait œuvre d’idéologue et de petite main de la grande hystérie antirusse qui règne aujourd’hui en France, mais nullement de scientifique ou d’analyste des relations internationales.

Notes

[1] https://www.slate.fr/story/135269/russie-histoire-seconde-guerre-mondiale

[2] https://www.slate.fr/story/135269/russie-histoire-seconde-guerre-mondiale

[3] Vidal G., Une alliance improbable – L’armée française et la Russie soviétique 1917-1939, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 307p.

[4] Sapir J., « L’armée française, l’URSS et la Pologne », note publiée sur RussEurope le 26 mars 2016, https://russeurope.hypotheses.org/4825

[5] Voir Vidal G., Une alliance improbable – L’armée française et la Russie soviétique 1917-1939, op.cit., p. 219.

[6] Voir, idem, pp. 223-224.

[7] Winock M., N. Benkorich, La Trahison de Munich : Emmanuel Mounier et la grande débâcle des intellectuels, CNRS éditions, 2008.

[8] Cuny J. et Danel R., L’aviation de chasse française 1918-1940, Paris, éditions Larivière, 1974, pp. 142 et ssq..

[9] Sapir J., “Les origines soviétiques du concept de révolution dans les affaires militaires” in L’Armement , NS, n°51, mars 1996, pp. 143-150 ; voir aussi : « L’histoire militaire comme instrument de légitimation dans la pensée militaire soviétique », in Cahiers du Centre d’Études d’Histoire de la Défense, n°16, pp. 38-56.

[10] « They had to choose between war and dishonor. They chose dishonor; they will have war. » Hyde, Harlow A. (1988). Scraps of paper: the disarmament treaties between the world wars., Londres, Media Publishing & Marketing, page 307.

[11] Sapir J., « La défaite française de 1940 vue par les soviétiques » in Cahiers du CEHD, n°23, « Nouvelle histoire bataille (II) », pp. 273-281, 2004.

[12] Fulgate B. et L. Dvoretsky, Thunder on the Dnepr, Presidio Press, 1997, 2001

[13] Sapir J., La Mandchourie Oubliée – Grandeur et démesure de l’Art de la Guerre soviétique, Éditions du Rocher, Paris-Monaco, mai 1996 (republié chez le même éditeur en 2016) ; voir aussi Coox A.D., Nomonhan – Japan against Russia, 1939, Stanford, Standford University Press, 1985, 1153 p.

[14] Glantz, Before Stalingrad: Barbarossa, Hitler’s Invasion of Russia 1941, Tempus, 2003.

[15] En particulier le rappel de 800 000 réservistes et le transfert de 4 armées des districts militaires de l’intérieur du pays vers les frontières occidentales. Voir Général S.P. Ivanov (ed.) Nachal’nyj Period Vojny, [La période initiale de la guerre] – Moscou, Voenizdat, 1974, chap.8.


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