L’insupportable critique de la clause Molière par l’UE - Site de Claude Rochet

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Débat public

L’insupportable critique de la clause Molière par l’UE

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Décidément, dans cette campagne, l’UE ne cesse de se rendre insupportable. Après la non action sur les perturbateurs endocriniens et le blanc-seing à Monsantovoilà qu’elle critique la clause Molière qui impose un minimum de maitrise du français pour les travailleurs détachés dans les chantiers publics, qui serait « discriminatoire ». Pourtant, c’est une mesure de bon sens.

Eurolibéralisme contre constitution et sécurité 

Pour la commissaire européenne à l’emploi, « sur le plan juridique, je pense que cette clause est une discrimination contraire à la législation européenne. Ce n’est pas par un repli sur soi que l’on peut régler les problèmes de l’emploi. Ce type de protectionnisme n’est pas notre intérêt (…) la France n’a pas le droit de suspendre cette directive (des travailleurs détachés) (car) c’est une loi européenne qui découle du principe de libre circulation ». Voici donc un nouveau condensé de tout ce qui ne va pas dans cette construction dite européenne. D’abord, cette idée que tout doit pouvoir circuler, librement, dans l’UE, au mépris des règles nationales, sanitaires (pour le bio), comme linguistiques.

Ensuite, l’édiction de lois et règles qui restreignent toujours davantage le champ d’action de nos dirigeants, qui n’auraient même plus le droit de demander à des ouvriers travaillant sur un chantier de parler la langue du pays. Enfin, le procès fait à tout critique du « repli sur soi ». Pourtant, un pays, c’est une langue officielle et il est tout de même légitime de demander à ceux qui travaillent en France de parler français, quand ils ont une activité qui est purement locale. Qui plus est, c’est sans doute un impératif de sécurité pour s’assurer que les ouvriers peuvent se comprendre en cas de problème. Encore une fois, le dogmatisme sans limite des ayataollahs eurocrates les pousse jusqu’à la folie.

Merci aux patrons de région d’avoir mis en place cette clause, mais cela ne doit pas faire oublier que c’est toute la directive des travailleurs détachés qui doit être supprimée, quels que soient les menus ajustements faits par l’UE pour essayer d’apaiser les critiques. Et plus globalement, c’est cette tour de Babel totalement folle qu’il faut quitter au plus vite, sans la moindre hésitation.

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