Un endroit de rêve pour vos vacances

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La dynamique des smart cities: autour du cas russe

J’ai été invité fin novembre 2016 à présenter mes travaux sur les smart cities à l’EM Normandie. J’y a repris la présentation faite pour mon intervention au forum sur l’avenir des régions russes à Yekaterinbourg en octobre.

Cet exposé très complet (Il est rare d’avoir une tribune d’une telle ampleur) permet d’exposer:

  • les dynamiques de la ville et les stratégies possibles.
  • l’analyse du développement urbain à partir de la modélisation des systèmes complexes.
  • le cas des mono villes russes héritées de l’époque soviétique, qui peut être considéré comme un idéal-type de ce qu’il ne faut pas faire.
  • Les stratégies pour faire du développement des villes intelligentes un levier d’innovation et de développement économique.

Je joins à la vidéo la présentation que vous voyez sur scène.


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Smart cities: Singapour, Russie, quels enseignements?

Article à paraître prochainement (mars 2017) dans une revue professionnelle du bâtiment.

Je poursuis ici mes analyses sur le développement des villes dites “intelligentes” en prenant pour illustration l’expérience comparée des Singapour et de la Russie. Singapour est, au sens que je donne au concept de smart city – un écosystème capable d’apprentissage et d’évolution et non une collection de “smarties”, de gadgets technologiques – la seule ville représentant un idéal-type de ville intelligente. Quels enseignements en tirer? Quelles opportunités pour la Russie dont j’ai analysé par ailleurs la problématique urbaine.


Les politiques de la ville dans les vieux pays industrialisés ne sont pas parvenues à résoudre deux problèmes : la dissociation entre les fonctions urbaines habitat, lieu de travail, transport, voire l’ont accrue avec « la mort de la distance » qui a généré un urbanisme diffus et mono fonctionnel générateur d’externalités négatives, et la croissance très forte des inégalités dans la ville globalisée, analysée par la sociologue Saskia Sassen aux Etats Unis et le géographe Christophe Guilluy en France, avec une concentration de la richesse au centre et l’expulsion des classes populaires. Les nouvelles « sciences de la ville » nous apprennent que la ville deviendra de plus en plus inintelligente si l’on ne fait rien.

Dans un pamphlet bien documenté Against the Smart City, Adam Greenfield fait une analyse de l’origine de ce concept. Voyant le marché plafonner, les industriels des technologies de l’information ont promu cette idée que, par les vertus thaumaturges de la connexion, les villes deviendraient intelligentes. C’est un peu comme si – argumente Greenfield – la ville actuelle avait été promue par les marchands de béton, d’autoroutes et d’ascenseurs.

L’enseignement de l’histoire

A rebours de cette approche techno-centrée, l’histoire du développement urbain nous donne une vision précise de la ville intelligente.

Les villes du Moyen-âge, comme l’a montré le plus grand analyste du développement urbain, Lewis Mumford, étaient intelligentes parce qu’elles constituaient un écosystème cohérent capable d’auto-organisation, et se sont construites sans architecte ni urbaniste : quiconque visite ces cités anciennes constate que tout y a une fonctionnalité précise. Elles étaient les lieux de multiples synergies entre activités économiques qui étaient à la base de leur prospérité. Le permis de construire était inutile car chacun partageait une conception commune du beau, de l’esthétique et des finalités de la ville.

La démocratie directe, sous diverses formes d’autogouvernement, était le cœur du fonctionnement de ces villes émancipées du pouvoir féodal. En Russie, la ville de Novgorod est dirigée dès le XI° par une assemblée populaire le véché, que l’on retrouve aujourd’hui dans les landsgemeinde de la Suisse alémanique. Les républiques italiennes reposaient sur cette démocratie urbaine illustrée par les fresques sur le « Bon gouvernement » d’Ambroggio Lorenzetti qui ornent l’hôtel de ville de Sienne : le Bien commun est l’idéal de gouvernement qui est la garantie du bien individuel et de la prospérité économique, et le cœur est l’implication dans la vie civique, le vivere politico que théorisera Machiavel. Un proverbe allemand de cette époque dit « l’air de la ville rend libre ».

A partir du XVI°, l’absolutisme imposera des villes planifiées d’en haut illustrant la puissance du Prince. Novgorod sera détruite par le Tsar Ivan III en 1478. Yekaterinburg, fondée en 1723 sur décision d’entrepreneurs qui la planifient dans les moindres détails et font de l’autocratie leur idéal politique, est l’exact opposé de Novgorod et des républiques italiennes. Elle est l’ancêtre des monovilles actuelles, Detroit, aux Etats Unis, et les 330 monovilles de l’époque soviétique : une seule activité économique, un seul métier pour ses habitants, des rendements décroissants et la faillite faute de pouvoir évoluer dans le nouveau cycle technologique.

L’économie numérique de la troisième révolution industrielle – désormais appelée iconomie – permet de créer de multiples connexions entre habitants, entre habitants et objets et de repenser les modèles d’affaires. Mais ce n’est pas la technologie qui rend les villes intelligentes mais leur capacité à être une ville au sens classique : pluralité des activités, capacité d’évolution naturelle – dite croissance organique –  par le propre jeu de ses règles de fonctionnement, sans planification centralisée, grâce à une vie civique active.

Singapour et Norilsk

Deux villes sont emblématiques de la divergence des villes fondées par décision politique : Norilsk et Singapour. Ces deux villes n’ont aucune raison d’exister si on avait laissé faire la nature. Elles sont situées dans des endroits insalubres : Singapour sur l’Equateur, pas d’eau potable, un climat humide, chaud et malsain toute l’année et une seule activité au moment de sa fondation en 1965 : le port légué par les Anglais. Norilsk se trouve au-delà du Cercle polaire, fondée par Staline pour extraire du nickel avec de la main d’œuvre concentrationnaire : Goulag city, et si les travailleurs y sont désormais volontaires et bien payés elle a toujours sa mono activité.

Dès le début, Singapour a été pensée par son fondateur, Lee Kwan Yee comme une smart city, et plus comme une smart nation. Ce qui était un désavantage est devenu un avantage. Singapour est une ville au confluent d’une multitude d’activités qui a embarqué très tôt dans la révolution numérique grâce à des politiques publiques innovantes. C’est le fruit, certes, d’une planification, ou mieux, d’une pensée globale, centralisée mais qui fixe un cadre institutionnel permettant à la ville de se construire par les initiatives et la vie de ses habitants. Elle est pensée comme un système de vie et non comme les « machines à habiter » de Le Corbusier ou des architectes staliniens. C’est un exemple d’intégration fonctionnelle que permet aujourd’hui la modélisation des systèmes complexes – que l’art médiéval avait intuitivement compris. Habitat, travail et transport sont conçus de manière à ce que l’on ne passe plus de 45’ par jour en déplacements, quand les habitants de Mexico y passent 4 heures. Ses fameux arbres artificiels concentrent les fonctions de collecte de l’eau de pluie, de l’énergie solaire, de climatisation, de traitement du CO2 et d’agrément.

Norilsk a libéré les travailleurs mais pas la créativité : c’est toujours une monoville, la plus polluée et la plus polluante du monde.

Deux parcours parallèles, deux destinées divergentes : Qu’en retenir ?

D’abord que l’intelligence d’une ville est sa capacité à croître de manière organique et de former un écosystème cohérent, économiquement et politiquement, et capable d’évolution. L’intelligence, c’est la capacité d’apprendre de l’expérience et d’évoluer.

Les progrès de la science des systèmes, et plus précisément des systèmes de systèmes, nous permettent aujourd’hui de comprendre e de modéliser la croissance organique. Quels enseignements peuvent être tirés de l’histoire de Singapour qui pourraient être appliqués à la Russie, comme archétype de tissu urbain obsolète ?

Ils sont de quatre ordres :

  1. Une planification à long terme reposant sur une vision stratégique. Dès 1965 le Premier ministre visionnaire de Singapour a pensé la croissance de la ville comme une smart nation, soit une vision globale de la ville comme un système créateur de richesse et de bien-être – « une ville dans un jardin » – dont le moteur est un haut niveau de connaissance scientifique permettant d’intégrer les avancées de la technologie. Cette vision est traduite dans une planification à 50 ans, actualisée tous les 5 ans pour intégrer les réalisations, les problèmes nouveaux et non résolus et les possibilités offertes par les nouvelles technologies.
  2. Un gouvernement efficace joue son rôle d’intégrateur des fonctions urbaines. Singapour est un archétype de l’Etat développeur, très interventionniste, un interventionnisme direct de la fondation au milieu des années 2000 puis indirect au fur et à mesure que l’économie se développe, pour définir les cadres du dynamisme du secteur privé. Une fonction publique de carrière, très professionnelle, travaille de manière transversale par grande fonction urbaine. L’architecture système, comme méthode de gouvernance des projets est maîtrisée, permet une utilisation optimale du potentiel de l’informatique sur des projets centrés sur l’intégration des fonctions (p. ex. concevoir le déplacement domicile lieu de travail au-dessous de 45’ par jour) et non sur la technique en soi, ce qui permet une meilleure articulation entre pilotage public et mise en œuvre par des prestataires privés, avec un taux d’échec bien inférieur aux standards des pays industrialisés. Le standard BIM (building integration modeling) est obligatoire dans la construction pour gérer l’intégration des métiers de la conception à la maintenance.
  3. Une articulation entre le rôle central du gouvernement et l’initiative des acteurs : l’atmosphère est favorable aux projets pilotes et aux initiatives innovantes de terrain qui sont rapidement intégrées dans le système global. Pour faire face au vieillissement de la population, Singapour a mis en place un système d’alerte activé soit par l’action d’une personne âgée, soit par la détection d’une anomalie comportementale par les multiples capteurs pouvant être implantés dans les logements et l’espace public. Les parents, mais aussi n’importe quel citoyen volontaire, peuvent s’inscrire pour devenir un aidant naturel et intervenir quand une anomalie est détectée. Technologie, civisme et valeurs traditionnelles de respect des anciens sont ainsi intégrées. Singapour n’est pas une démocratie directe mais un Etat fort ou la transgression des règles est régulée immédiatement (ce qu’est, par définition, un système auto-régulateur qu’est une démocratie directe), mais perçue comme légitime par les citoyens. Au fur et à mesure que le pays développe son capital social par l’éducation et l’investissement dans l’innovation, le gouvernement perçoit le besoin de renforcer les dynamiques ascendantes en provenance de l’initiative sociale et civique et de relâcher sa contrainte en développant de multiples formes de participation décentralisée.
  4. Dès le début, le Président Lee Kwan Yee a compris la dynamique des rendements croissants pour financer le développement de Singapour, ville de taudis en 1965. L’avantage naturel offert par le port a attiré le capital étranger qui s’est investi dans le développement local. Ce faisant la cité – Etat a accru sa capacité à attirer de nouvelles grandes entreprises et ainsi de suite, l’enjeu devenant de maintenir la cohérence de la ville et le rythme de sa croissance. Accumulant les innovations, la ville est capable de les exporter, accroissant ses possibilités d’auto-financement. Le développement pose à chaque étape un nouveau défi, et quand la ville se présente aujourd’hui comme un archétype visionnaire de la ville globalisée, elle n’échappe pas aux risques de la dysfonctionnalité sociale et spatiale des villes globalisées. Mais cette dérive naturelle si non pilotée est une préoccupation gouvernementale dans une culture centrée sur l’équilibre des contraires qui craint les déséquilibres et la disharmonie. C’est le nouveau défi de Singapour.

Comment la Russie pourrait tirer parti de ces enseignements et faire du boulet des monovilles une opportunité d’innovation, et quelles opportunités pour les entreprises françaises ?

Si Singapour est la référence comme smart city, c’est qu’elle a été pensée comme telle depuis sa naissance. Il est clair qu’il est beaucoup plus difficile de faire la même chose sur un tissu urbain bâti. Une autre référence est en train d’apparaître : Christchurch en Nouvelle-Zélande, mais…. parce qu’elle a été détruite par un tremblement de terre en 2011 ! Détruite physiquement, mais qui conserve le capital social d’une population aux fortes traditions d’implication civique qui permet d’impulser une démarche ascendante et inclusive de reconception de la ville.

Les monovilles russes sont une terre d’opportunités pour l’investissement et l’innovation mais aussi, et peut-être surtout, pour la conception de méthode de transition d’un tissu urbain dysfonctionnel vers une ville intelligente, qui est la question qui se pose dans les pays émergents qui vont être le terrain de la croissance urbaine pour les trente prochaines années.

Comme pour tout projet complexe, il importe de commencer par des projets pilotes comme support de la R&D qui va permettre de comprendre la dynamique du tissu urbain dans un contexte précis. Ces projets permettront de stimuler les capabilités sociales qui sont au cœur de l’appropriation d’une dynamique urbaine. Le gouvernement fédéral russe consacre 520 millions USD de subventions sociales aux monovilles qui ne produisent plus rien : En transformant ces dépenses en investissements et en y ajoutant les investissements étrangers, le retour vers des rendements croissants est possible. Depuis le retour de l’Etat en Russie, et l’élimination du « bloc des brigands » des années 1990, un tissu de PME se développe. La Russie n’a pas encore de culture de l’innovation et est très mal classée au Global Innovation Index, mais le niveau scientifique y est excellent et on assiste au début du développement de Technoparks. Comme pour Singapour et en Chine, l’investissement étranger sera une opportunité pour transférer la technologie et le savoir-faire qui nourriront une croissance endogène, pour autant que s’y développent les nouvelles « sciences de la ville ». Le coût marginal de l’intelligence est en réalité très faible sur un tissu urbain ancien, car les dépenses sont généralement des dépenses fatales de réfection des infrastructures : faire ces travaux intelligemment ne coute pas plus cher que de les faire bêtement mais rapportera beaucoup ! Le coût marginal lié aux nouvelles technologies ne dépasse généralement pas 10%, largement compensé par des retours positifs en économie d’énergie, en transports et en capacité d’innovation qui deviennent source d’exportation, comme l’a fait Singapour qui, après avoir importé la technologie maintenant l’exporte.

L’économiste russo-américain Alexandre Gerschenkron a montré en 1962 qu’être en retard était un avantage : le cas de Singapour, avec bien d’autres, a confirmé son analyse, et il n’y a pas de raison qu’elle ne s’applique pas à la Russie qui a une dextérité sans pareil pour passer du pire au meilleur.

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Smart cities et mono villes russes

En novembre 2016 s’est tenu à Yekaterinburg le forum sur l’avenir des régions russes où j’ai été invité à présenter mes travaux sur la reconversion des monovilles russes en smart cities comme levier de la transformation de l’économie russe.

Ce forum a permis d’évaluer la maturité de la stratégie de développement russe face aux enjeux globaux qu’elle a à affronter: héritage du passé soviétique, tissu urbain inapproprié, enjeux géopolitiques de construction d’une économie capable de jouer dans la cour des grands. La question urbaine concentre tous ces enjeux.


La Russie hérite de son passé soviétique une structure industrielle qui fut performante à l’ère de la production de masse de la II° révolution industrielle mais handicapante pour entrer dans le nouveau paradigme techno-économique[1]. Une industrie lourde peu axée sur la transformation et la recherche de rendements croissants, une rente de matières premières jusqu’à la crise des sanctions et la baisse du prix du pétrole, voilà autant de facteurs ne favorisant pas la transition de l’économie russe vers l’économie informatisée de la III° révolution industrielle, l’iconomie[2].

Le tissu urbain russe concentre tous ces handicaps, d’autant plus que la population russe est urbanisée à 75%.  Les villes de l’époque soviétique ont été construites sur le principe de mono-industries d’où le nom de monovilles. On compte 335 monovilles en Russie, soit 31% du PIB, regroupant 16 millions d’habitants qui, eux aussi, sont mono qualifiés ce qui handicape la transition[3].  La situation est identique à une ville comme Detroit aux Etats-Unis qui a connu la prospérité à l’âge de l’automobile de la production de masse puis a périclité au point que la seule solution a été d’en réduire le périmètre pour la reconvertir, laissant les parties abandonnées en friche. Autre point commun avec Detroit, ces villes sont souvent des villes-entreprises, dominée par une seule entreprise, liant le destin d’une ville et d’une entreprise.

Ces villes se répartissent sur le territoire russe en fonction des zones d’extraction des minerais et matières premières et des zones industrielles. Ces dernières, éloignées des centres industriels, sont peu connectées aux autres activités et d’autant plus condamnées à la mono activité.

Il en résulte un sérieux handicap pour l’économie russe :

  • Les monovilles ne permettent pas la synergie entre activités économiques, source de rendements croissants, condition d’autant plus nécessaire dans les modèles d’affaires de l’iconomie.
  • Un poids pour les finances publiques, ces villes devant être subventionnées pour survivre. En 2010 le gouvernement russe a mis en place un plan de soutien de 27 milliards de roubles pour 27 monovilles, ce qui n’est qu’un palliatif et non un remède structurel[4].
  • Une dynamique urbaine qui reste à l’écart du mouvement en cours de reconversion des issus urbain en mettant à profit les technologies de l’iconomie.

Ces handicaps spécifiquement russes et anciens sont d’autant plus problématiques que la transition urbaine est un phénomène mondial qui constitue un marché évalué à 350 milliards USD pour les trente prochaines années du fait du développement et de l’urbanisation des pays émergents et du développement des technologies numériques appliqués à la ville.

Le modèle urbain des pays industrialisés est non-durable en ce qu’il ne peut gérer la réduction des atteintes à l’environnement et à son propre capital social et humain et devient un obstacle au développement. Il connaît au moins trois goulots d’étranglement : La consommation d’énergie, la pollution et les couts sociaux (stress, santé, criminalité …) induits par une croissance urbaine dysfonctionnelle. Il faut y ajouter le coût de renouvèlement des infrastructures qui devient considérable sans apporter un mieux au modèle actuel de la ville s’ils sont entrepris à modèle d’affaires constant.

Ces coûts directs pèsent sur la croissance alors qu’ils peuvent être des opportunités d’innovation. Les considérer comme des couts de gestion va entraîner le report des investissements nécessaires, alors que, à minima, si l’on intègre dans le calcul leur impact sur les externalités, l’opération est largement bénéficiaire.

L’association américaine des ingénieurs civils calcule que le manque d’investissement dans la gestion de l’eau se traduit par un surcout pour le monde économique de 147 milliards de dollars et de 59 pour les ménages, qui supporteront à l’horizon 2020 un surcout de 900$ pour le traitement de l’eau. L’investissement requis est de 84 milliards $ qui se traduiraient par une réduction des couts pour les entreprises, la protection de 700 000 emplois, 541 milliards en revenu des ménages, 460 en PIB et 6 en export. Le même calcul a été fait pour la rénovation du réseau électrique et du réseau de transport, les ports, les canaux, les aéroports. Dans tous les cas de figure, le retour sur investissement en impact sur le PIB, les exportations, les emplois et le budget des ménages est appréciable.

Alors que la gestion publique classique raisonne en termes de couts et de dépense publique – dont la réduction est une obsession dans la théorie dominante – la stratégie de transition vers des villes intelligentes doit être considérée comme un investissement dans l’innovation, pour autant que ce concept soit correctement compris et maîtrisé dans sa mise en œuvre.

Les enjeux du développement de villes intelligentes sont ceux de l’industrialisation des pays émergents. La croissance urbaine est liée au développement, à l’industrialisation et va redistribuer les cartes des facteurs de puissance liés au développement urbain vers le Sud et surtout vers l’Est (l’Asie). McKinsey calcule que sur le groupe des 600 plus grandes villes, 380 se trouvent dans des pays développés et contribuent à plus de 50% du PIB mondial en 2007. Les 280 villes situées dans des pays en développement ne contribuent qu’à hauteur de 10% du PIB mondial. En 2025, 136 nouvelles villes seront entrées dans ce groupe des 600, toutes dans les pays émergents dont 100 en Chine, 13 en Inde et 8 en Amérique latine.

La nature de cette croissance va changer de manière assez radicale : alors qu’en 2007, 23 mégacités (plus de 10 millions d’habitants) produisaient 14% du PIB mondial, on trouvera en tête du classement des 600 230 villes de taille intermédiaire (entre 150 000 et 10 millions d’habitants), toutes dans des pays émergents. Contrairement à la perception commune, ce ne sont pas les mégacités qui vont porter la croissance urbaine à l’horizon 2025 : 423 des 600 villes seront des villes intermédiaires des pays émergents qui porteront 45% de la croissance.

La transition des monovilles vers des villes intelligentes concentre tous les enjeux d’une politique d’innovation pour la Russie pour la faire entrer dans le cercle des grands joueurs de l’iconomie, ce qui peut être le cœur d’une politique de contre-sanctions où elle profitera de ce blocus temporaire pour s’industrialiser par l’innovation territoriale et la rénovation urbaine.

La Fédération de Russie est classée 48° parmi les 50 pays à haut revenu du Global Innovation Index 2015, avec des points forts : l’éducation et le niveau scientifique, la production de technologies, et des points faibles : le cadre institutionnel et réglementaire, une transmission insuffisante du savoir scientifique des universités vers les entreprises, et un point très faible : l’accès au crédit. Il résulte de cet environnement une insuffisante dynamique des PME qui sont au cœur de l’innovation, qui trouve sa source dans l’absence de dynamique entrepreneuriale dans la Russie soviétique, qui s’est effondrée durant la période post-soviétique jusqu’en 1998 avec l’effondrement institutionnel de la Russie, mais connaît une reprise handicapée par un cadre institutionnel encore instable et un problème d’accès au crédit qui devrait faire l’objet d’une priorité des politiques publiques[1]. Avec le crédit, la question de la corruption reste préoccupante notamment dans le cadre de l’accueil d’entreprises étrangères pouvant participer au transfert de technologie[2].

Prendre comme axe structurant la transition des monovilles vers des smart cities permettra d’intégrer tous ces aspects dans une politique publique volontariste et de faire de la Russie une grande nation innovante basée sur un développement organique. En ouvrant les marchés de la reconversion des monovilles aux investisseurs occidentaux, dès lors que la Russie aura développé ses compétences d’intégration système – compétences techniques et d’ingénierie, institutionnelles et politiques – les industriels occidentaux de l’iconomie transféreront de facto leurs technologies, comme cela s’est passé dans la stratégie de développement chinoise après 1978. La transformation des monovilles apparaît comme le chantier critique du changement de paradigme de l’économie russe : Rééquilibrage des termes de l’échange par la capacité d’exporter son savoir-faire dans les pays émergents pour y concurrencer l’influence américaine, développement technologique par celui de la capacité d’absorption[3] des technologies de pointe, développement de la formation et des qualifications et développement politique et social comme capabilité[4] essentielle d’un développement organique de l’économie.

[1] Cf Thèse de Madame Anna Khlopova « « Les problèmes de développement des PME en Russie de 1990 à 2012 », EHESS, Paris 2016.

[2] La question de la corruption joue également un rôle géopolitique avec le déploiement des lois extra-territoriales américaines prises en application de la Convention de l’OCDE de 1998 réprimant la corruption dans l’accès aux marchés, permet aux Etats-Unis d’infliger des sanctions très lourdes aux entreprises prises verser des commissions, ce qui peut, comme dans le cas du Français Alstom achetée par GE, amener ces entreprises à passer sous pavillon américain. Toute connaissance d’une pratique de commission sur le territoire russe ou autre par l’administration américaine peut lui permettre de menacer toute entreprise étrangère entrant en affaire avec une entreprise russe des sanctions les plus lourdes, le délit étant caractérisé par le seul fait d’avoir eu connaissance des faits délictueux et de ne pas les rapporter à l’administration américaine et d’y régler une amende transactionnelle, accompagnée de mesure de compliance qui permettent de fait aux services américains d’entrer dans le système d’intelligence économique de la firme. Voir Claude Rochet « Le dispositif américain de lutte contre la corruption (FCPA), une arme d’intelligence économique. » CERGAM Aix Marseille Université et Service d’intelligence économique Ministère économie et des finances, Paris, 2015.

[3] Pour les fondateurs du concept (1990) Cohen et Levinthal il s’agit de « L’aptitude à reconnaître la valeur de l’information nouvelle, à l’assimiler, et à l’appliquer à des fins commerciales […] ». Mais bien au-delà il s’agit de la capacité d’assimiler de la connaissance nouvelle pour résoudre des problèmes. La capacité d’absorption est à la base de l’évolution culturelle et organisationnelle pour acquérir, assimiler, transformer et exploiter de la connaissance nouvelle.

[4] La « capabilité » s’applique à des systèmes et à des processus et identifie une aptitude à l’exécution d’un ensemble de tâches et à l’évolution du système, et la « capacité » s’applique aux individus pour évaluer s’ils sont réellement en capacité de faire au regard des libertés et des compétences dont ils disposent. La maîtrise de la technologie dépend de « capabilités sociales » comme l’a identifié l’économiste Abramovitz (« Catching Up, Forging Ahead, and Falling Behind » Moses Abramovitz Journal of Economic History, Volume 46 ,Issue 2, The Tasks of Economic History (Jun.,1986),385-406) et sont très dépendantes des phénomènes de trajectoires et des interactions entre les divers réseaux au sein d’un territoire et plus encore au sein d’un pôle : réseaux scientifiques, d’enseignement, de télécommunication, de circulation et du cadre institutionnel et réglementaire.

[1] Claude Rochet « Carlota Perez’s contribution to the research program in public management: Understanding and managing the process of creative destruction in public institutions and organizations” in Festchrift in honor of Carlota Perez, Anthem Press, London 2007

[2] Claude Rochet et Michel Volle « L’intelligence iconomique : les nouveaux modèles d’affaires de la III° révolution industrielle », De Boeck Université, Louvain 2015.

[3] Kirsanova N.Y., Lenkovets O.M. « Solving monocities problem as a basis to improve the quality of life in Russia ». Life Sci J 2014;11(6s):522-525] (ISSN:1097-8135). http://www.lifesciencesite.com. 109

[4] The World Bank in Russia, Russian Economic Report, 2010

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Après l’élection américaine


 

 L’élection de Donald Trump a été – et est – à nouveau l’occasion du délire des médias mainstream sur le populisme, le racisme et autres fadaises qui restent le seul thème de discours de nos classes dominantes.
Quelle qu’ésotérique que soit la personnalité du nouveau président, le phénomène essentiel de cette élection est le rejet du système Clinton et de ses projets guerriers, notamment envers la Russie. C’est avant tout un rejet de Hillary Clinton et des élites “de gauche” (?!) qui a fait l’élection.

Le parti démocrate a perdu un quantité considérable de voix en comparaison avec l’élection de Obama, et beaucoup d’électeurs de Bernie Sanders, soit se sont abstenus, soit – pour une minorité- ont voté Trump.

Nos bobos ont fait assaut de leur numéro bien rodé d’indignation vertueuse. En France, le ridicule a été atteint par le directeur de Sciences Po, Frédéric Mion, pour qui l’enjeu de cette élection était la parité homme femme au sein du G7. Et il faut voir les discours de ces élèves de “l’Ecole du Parti” que l’on retrouvera sans doute à la tête de France Inter et des autres organismes de propagande que sont devenus les médias publics. Un condensé de conformisme déguisé en indignation vertueuse qui en dit long sur l’état de nos “élites”, leur déconnexion du monde réel et leur inquiétante et absurde prétention.

La question de la guerre, en Syrie, contre la Russie, le soutien aux interventions militaires des Etats-Unis de l’ère Obama a donc été un facteur important de rejet du clan Clinton et du complexe politico financiaro mediatico industriel qui la soutient. Cette ligne de démarcation va bien au-delà de la classique et artificielle division, pour le spectacle, entre “démocrates” et “républicains”: on voit ainsi les néo-conservateurs – les néocons – du parti républicain défendre le principe d’une guerre préventive contre la Russie maintenant, et notamment McCain (ex-candidat républicain contre Obama) s’opposer férocement à Trump et à sa volonté de paix avec la Russie de Poutine, tandis que l’on voir Ron Paul, libertarien leader du tea party, défendre l’option de la paix au nom de la réduction du gaspillage des deniers publics au seul profit du complexe militaro-industriel. Tandis que Bernie Sanders comprend les raisons de l’élection de Trump et du rejet de Clinton et lui offre de travailler avec lui, si les options progressistes qu’il a affichées durant sa campagne ce qui confirmaient… ce qui n’est pour l’instant pas le cas avec la nomination de Steve Bannon. Le jeu est donc très ouvert et l’indignation des ligues de vertu n’a qu’un seul but: masquer cet enjeu fondamental.

Il ne s’agit en aucun cas “d’un vote des petits blancs racistes” comme le rapporte la presse bien pensante: voir l’analyse de Emmanuel Todd. Par contre, cela confirme les analyses faites tant par Saskia Sassen aux Etats-Unis que par Christophe Guilly en France sur la fracture introduite par la ville globalisée, avec ses riches aux centre de la métropole, son anneau d’immigrés pour fournir à la classe dominante son lot de travailleurs low-cost, et les classes moyennes et l’ancienne classe ouvrière abandonnées à leur sort et traitées de fascistes, racistes et autres absurdités.

Revenons aux choses sérieuses: Que va faire ce président énigmatique, qui a – au-delà de propositions folkloriques, soulevé la question du libre-échange et de la politique industrielle?  Va-t-il résister à la pression des lobbies, va-t-il tenir ses positions sur la question fondamentale du libre-échange?

Jacques Sapir fait ici le point: Lisez, regardez et écoutez (et laisser tomber The Monde, par pitié!)

CR


 Par Jacques Sapir, le 16 novembre 2016

Je recevais hier, mardi, dans les Chroniques de Jacques Sapir, sur Radio-Sputnik deux économistes, Philippe Béchade et Cyrille Collet, pour parler du programme économique de Donald Trump.

Le candidat Donald Trump a beaucoup promis en matière économique. Le nouveau président pourra-t-il appliquer ces promesses ? Jacques Sapir en débat avec Philippe Béchade, macroéconomiste chez AGORA et membre fondateur des Econoclastes et Cyrille Collet, directeur de la gestion actions chez CPR Asset Management.

Le candidat républicain a remporté la victoire sur Hillary Clinton en misant sur la colère de la classe moyenne américaine. Qu’il s’agisse du TAFTA, de l’immigration, du renouveau des infrastructures, Donald Trump sera bientôt confronté à des choix décisifs pour l’avenir de sa nation.

Un programme économique qui paraît contradictoire notamment sur la politique budgétaire, où il préconise de grandes dépenses tout en supprimant un certain nombre d’impôts. Cyrille Collet considère que les orientations économiques majeures du nouveau locataire de la Maison-Blanche se résument à ce trio :

 « Impôts, déréglementation, accords commerciaux. »

L’axe majeur des futures négociations internationales ? Pour Philippe Béchade, les relations entre les États-Unis et leur premier créancier, la Chine, seront décisives pour les marchés.

                  

 

 

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Bezard, vous avez dit Bezard ?

Noblesse n’oblige plus!

Ce monsieur a été présenté, à juste titre d’ailleurs, comme un brillant produit de la méritocratie républicaine. Gros bosseur, excellent dans la mécanique administrative, un pays a besoin de grands commis de ce type. Mais cela doit-il se faire aux dépens de l’éthique, la capacité de discerner les bonnes et mauvaises décisions au regard de valeurs et d’objectifs stratégiques? Les belles machines que produisent nos grandes écoles forment des belles machines, de moins en moins compétentes car elles ne sont plus guidées par des stratégies de politiques publiques du fait de la capitulation du politique devant les idéologies qui réduisent la politique à la gestion et nient l’Etat nation comme le néolibéralisme, mais uniquement par la logique de carrière et l’optimisation de leur propre intérêt, comme prôné par le new public management, application du néolibéralisme dans le secteur public. Pour la noblesse d’Etat qui a été, quoi qu’on en dise, un acteur essentiel de la reconstruction de la France durant les Trente glorieuses, noblesse obligeait. Cela s’appliquait tant à sa gestion quotidienne qu’à ses choix personnels de carrière.

A l’ère de l’individualisme absolu, de la recherche maximale du gain, de l’efficience (et non plus de l’efficacité), noblesse n’oblige plus.

J’ai publié ce papier sous un pseudo en mai 2016 dans Boulevard Voltaire, car je n’ai été libéré de mon devoir de réserve que le 1° juillet par mon départ en retraite.

 CR


 

Bruno Bezard, ce nom vous était inconnu à ce jour, et nul doute que son titulaire aurait souhaité qu’il le restât. Jusqu’au 20 juin il est directeur général du Trésor et a dirigé l’Agence des participations de l’Etat et avait donc la haute vue sur tous les leviers de pouvoir des entreprises. Eh bien, on apprend que ce monsieur va passer avec armes et bagages au service des Chinois. Il va rejoindre le Fonds Cathay capital de M. Mingpo Cai, avec pour mission de créer « un nouveau véhicule d’investissement pour financer en fonds propres les entreprises européennes et asiatiques ». Quand on sait l’incapacité de l’Etat actuel à doter les PME innovantes qui portent l’innovation technologique française, on comprend l’enjeu. 

Mingpo Cai, un parcours édifiant : Etudiant à l’Université d’Orléans, parti – selon la belle histoire – « de rien », il est devenu le patron d’un fonds d’investissement de 1,2 milliard d’euros. Parmi ses prises, on compte la marque de linge de maison Yves Delorme, les salons de coiffure Jacques Dessange ou l’industriel Hologram Industries. Le fonds cible dorénavant les start-up, en plus des PME.  Il a récemment lancé le fonds Cathay Capital Innovation, destiné à prendre des participations dans 12 à 18 sociétés innovantes, basées principalement en France et en Chine.

Une belle réussite dont on ne saurait lui faire grief et une stratégie cohérente : Un Chinois qui sert la Chine, c’est normal et naturel. Il l’a d’ailleurs clairement déclaré en 2010 “Français, si vous ne vous imposez pas sur le marché chinois, les Chinois viendront vous concurrencer sur votre marché domestique.” Et de se féliciter de la qualité innovante des entreprises françaises, nos fameuses pépites sur lesquelles il a des vues. Normal. Mais un Français (enfin, un haut fonctionnaire) qui sert la France est une denrée beaucoup plus rare. Les fonds de Cathay Capital viennent à 40% d’institutionnels, la plupart français comme la Caisse des dépôts. 70% des fonds investis en France le sont dans des PME ayant des projets de croissance internationale, notamment la Chine. Et 30% sont investis en Chine et consacrés plutôt à l’industrie. Un Fonds franco-chinois genre pâté cheval alouette, donc, ou de l’argent français pour financer les investissements chinois !

Mais comment notre Bezard peut-il ainsi passer avec armes et bagages chez un concurrent ? Avant de partir dans le privé, tout fonctionnaire à responsabilité doit passer devant une commission de déontologie qui se prononce sur la compatibilité de ses nouvelles activités avec les anciennes pour détecter tout conflit d’intérêt. Un simple cadre supérieur qui prend sa retraite et veut continuer à exercer ses talents à titre libéral doit consulter ladite commission qui impose généralement un délai de 5 ans pour que les informations possédées par le partant soient obsolètes. Notre homme doit en outre être habilité secret défense : il est donc aussi astreint pendant 5 ans après son départ à ne révéler aucune information classifiée.

Or, ladite commission n’a rien trouvé à redire à ce départ ! une commission composée de deux magistrats de la Cour des Comptes, deux magistrats de l’ordre judiciaires et deux personnalités qualifiées que l’on va chercher dans le stock des préfets hors cadre en mal d’activité.

L’intelligence économique chinoise passe – à juste titre – pour être très pointue et cibler les pépites des pays étrangers. Et elle le fait très bien. Il paraît que Bercy a un nouveau service d’intelligence économique tout neuf, chargé d’identifier les entreprises stratégiques françaises objets de convoitises. Or, il semblerait qu’il n’ait pas été consulté.

La France trahie par ses élites ? Comme c’est Bezard….

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Derrière l’attaque contre un important câble sous-marin, le SEA-ME-WE 4, se trouve le programme sans doute le plus inquiétant de tous ceux révélés par Edward Snowden Lire la suite […]

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